Propos

Depuis 2007, notre pays est entré en phase de régression...
Une poignée de résistants ont pris le maquis du web...

vendredi 4 juin 2010

Tribune Libre : François Bayrou .





Paris, le 4 juin 2010


Chers amis,

Depuis quelques jours, on entend un certain nombre de commentaires sûrement très bien intentionnés prétendant que nous préparerions un « changement de ligne », un infléchissement de notre action en direction de l'actuelle majorité, en forme de « retour ».
Cela mérite une mise au point claire et nette pour éviter rumeurs et intoxications.
Nicolas Sarkozy m'a invité à le rencontrer en privé au mois d'avril. Lorsque le président de la République m'invite, hier François Mitterrand ou Jacques Chirac, aujourd'hui Nicolas Sarkozy, je considère comme normal d'accepter cette rencontre. Je fais de même lorsqu'il s'agit du Premier ministre ou des leaders de l'opposition de gauche. La situation de notre pays est suffisamment grave pour que les responsables conscients des difficultés (ils ne sont pas si nombreux) acceptent d'échanger leurs points de vue, y compris de manière informelle et en toute liberté.
Cela s'impose d'autant plus dans les jours de crise que nous traversons. Devant ces difficultés, que j'avais prédites depuis longtemps, personne ne peut affirmer qu'il a la solution. Tout le monde cherche, tout le monde sait (ou devrait savoir) que nous allons vers des temps difficiles, et dans les temps difficiles il n'est pas inutile de réfléchir ensemble. Nous sommes en désaccord, parfois violent, c'est normal, c'est la démocratie, mais nous ne sommes pas en guerre civile. C'est le point de vue que j'ai toujours défendu et que je défends d'autant plus aujourd'hui.
Parler entre responsables, sans concessions et sans compromissions, pour moi, pour nous, c'est le b-a ba d'une démocratie de citoyens adultes. Je vous le dis clairement, je continuerai de le proposer, et de le mettre en pratique.
À ce titre, je revendique avec fierté que nous ayons ces derniers mois tendu la main à une partie de la gauche, social-démocrate, en espérant qu'elle oserait un jour affirmer son identité. Pour l'instant, cela n'a pas été le cas, mais nous avons eu raison de tendre la main et nous devons continuer à le faire !
Il n'y a pas de démocratie sans confrontation des idées et sans dialogue. Et la crise fait du dialogue une obligation.
Cette rencontre avec le président de la République a eu lieu au moment où trois dossiers étaient ouverts par le gouvernement : la burqa, les retraites, et les collectivités territoriales.
Sur la burqa, sujet épineux, mis en scène d'abord (ne soyons pas dupes) pour des raisons électorales, mais qui trouble beaucoup de Français, particulièrement de femmes, j'ai indiqué que le texte du gouvernement qui dit seulement qu'en France « nul ne doit dissimuler son visage dans l'espace public » me paraissait raisonnable. Si ce texte ne change pas, je le voterai. C'est aussi le sentiment de notre ami Abdoulatifou Aly, député de Mayotte, seul député musulman de notre Assemblée nationale. Nous sommes ainsi fidèles à notre ligne de conduite : quand une décision nous paraît acceptable, nous votons oui ; si elle ne l'est pas, nous votons non.
Sur les retraites, question très lourde (trente milliards d'euros de déficit cette année), j'ai indiqué qu'une réforme était indispensable. Certains disent que la réforme peut être évitée ! Pour moi, cette position est irresponsable. Donc, si la réforme proposée est raisonnable, je la soutiendrai. Dans le cas contraire, je ne l'approuverai pas.
Des financements nouveaux doivent être trouvés et mettre à contribution des revenus, notamment du capital, qui jusqu'à maintenant échappaient à la solidarité.
Il faut augmenter le nombre d'actifs par rapport au nombre des retraités pour que la charge soit supportable. Cela ne pourra se faire que par une politique qui permette de créer davantage d'emplois en France, par une reconquête de productions nouvelles ou de productions que nous avons laissé s'en aller. Personne n'en parle et c'est pourtant là la clé, la seule clé du problème des retraites, comme c'est la seule clé du pouvoir d'achat, ou de l'intégration par exemple.
Il demeure qu'il faudra travailler plus longtemps ! C'est le courage de le dire.
Comment y parvenir ? Faut-il faire glisser l'âge légal, progressivement, au-delà de 60 ans ? Pour moi, comme pour Dominique Strauss-Kahn, cet âge n'est pas tabou. À condition que soit traitée la question de la pénibilité de certains métiers, ce qui pour l'instant n'est pas fait.
Faut-il augmenter le nombre d'années de cotisations ? Cette solution qui a la faveur du PS et de certains syndicats n'est pas interdite non plus. Mais cela signifie que pour tous ceux qui ont fait ou feront des études, la retraite serait reportée bien au-delà de 65 ans. Les deux solutions ont leurs inconvénients : peut-être faut-il combiner les deux ? Nous en débattrons d'ici au 26 juin, date à laquelle le Conseil national arrêtera nos propositions. En attendant le débat dans nos rangs est ouvert à partir d'une note d'orientation que vous avez reçue il y a quelques semaines (cliquez ici).
En tout cas, je suis décidé à défendre le seuil (aujourd'hui fixé à 65 ans) où on peut faire valoir ses droits à la retraite sans décote même si l'on n'a pas le nombre de trimestres exigé. Ce « filet de sécurité » est très important, par exemple pour les femmes qui ont repris le travail après avoir élevé des enfants, ou pour ceux qui ont connu la « galère » du chômage, ou pour ceux qui ont travaillé à l'étranger, par exemple.
Il faudra enfin penser la vraie réforme, je devrais dire la vraie refondation des retraites, celle qui assurera l'équilibre sur le long terme et permettra à chacun d'adapter librement sa retraite aux conditions particulières de chaque vie professionnelle ou familiale. Pour nous, nous plaidons depuis dix ans pour un système de retraite à points, ou de comptes personnels, où chacun sait, à tout moment, où il en est. C'est le seul moyen, sur le long terme, d'assurer l'avenir de la retraite par répartition. J'ai été heureux de noter sur ce sujet des prises de position nouvelles, par exemple les déclarations de la CFDT. J'ai demandé au gouvernement de faire de cette réflexion sur une réforme à long terme, par exemple à l'horizon 2020 ou 2025, un chapitre important de sa proposition.
En tout cas, il n'existe pour moi aucune possibilité responsable et juste de ne pas faire de réforme. Il suffit, dans les rues de nos villes ou villages, de compter les retraités, de plus en plus nombreux, et les actifs, de plus en plus rares, pour voir que nous allons dans le mur. Et aller dans le mur, cela signifie, comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal baisser brutalement les retraites de 10 % ou de 15 %. Cela, je ne l'accepte pas et je ne serai pas complice d'une telle lâcheté.
Enfin sur les collectivités locales, j'ai combattu à la tribune de l'Assemblée nationale, et je continuerai à combattre le projet du gouvernement de faire élire les futurs conseillers territoriaux à l'actuel scrutin cantonal, ce qui serait la consécration du bipartisme, un recul de l'idée régionale, une renoncement insupportable à la parité et au pluralisme. Selon moi, une telle loi serait inconstitutionnelle et définitivement inopportune (lire intervention).
Savoir approuver quand une décision va dans le bon sens, combattre les décisions injustes, cela a toujours été notre ligne de conduite. J'en suis fier et je le revendique.
Cela signifie-t-il une quelconque connivence avec le pouvoir actuel ? Je vois bien la man½uvre qui tente de le faire croire. Mais ceux qui conduisent cette intoxication se mettent le doigt dans l'oeil et il convient, charitablement, de les détromper...
J'ai, depuis le premier jour, mis en garde contre les risques que faisait courir la politique de Nicolas Sarkozy.
Cela n'a rien à voir avec une mésentente personnelle. Je ne dis pas qu'il n'a aucune qualité, d'énergie par exemple. Je ne lui fais pas porter des responsabilités qui ne sont pas les siennes : je sais bien qu'il n'est pas directement responsable de la crise, même si cette crise est celle du capitalisme qu'il défendait.
Mais mon jugement n'a pas changé : les orientations de Nicolas Sarkozy ont porté atteinte à des principes pour nous essentiels.
La justice fiscale a été niée par le « bouclier fiscal ». Les déficits ont explosé, et pas seulement à cause de la relance. L'éducation est maltraitée, sans vision, et dans une approche uniquement comptable. L'indépendance des médias est mise à mal par la nomination directe des responsables de l'audiovisuel public. Le mélange des affaires privées et des affaires publiques a été une réalité de tous les jours. La séparation des pouvoirs est malmenée. Le président porte atteinte à la fonction qu'il exerce en se présentant constamment comme chef de parti.
Tout cela, je l'ai dit, directement, à Nicolas Sarkozy chaque fois que je l'ai rencontré. Et pour que nul n'ignore quel est mon jugement sur ces graves erreurs, j'ai écrit un livre « Abus de pouvoir » qui n'était ni un pamphlet, ni un mouvement d'humeur, mais un diagnostic et une défense des principes démocratiques et du modèle républicain français.
Nous avons combattu sans relâche ces choix qui ont aggravé la situation de notre pays ou l'ont empêché d'avancer. Ce combat, pour moi, n'a pas cessé et ne cessera pas.
J'observe d'ailleurs que ce diagnostic, que nous avons formulé depuis trois années, et souvent seuls, est aujourd'hui largement partagé.
Tout cela peut-il être corrigé ? Si c'était le cas, tant mieux. Mais cela me paraît, à tout le moins, résolument improbable.
Restent les débats sur le « centre », auquel désormais on semble trouver tant de charmes et de vertus.
Pour moi, les choses sont limpides : un centre indépendant est vital pour la démocratie française. Ce courant politique est un des piliers de la vie publique. Il est le garant du pluralisme nécessaire puisqu'il empêche le simplisme de la bipolarisation droite/gauche. Il conjugue la démocratie avec la République. Il refuse que la guerre des deux camps soit le seul horizon de notre vie publique. Il se bat contre le monopole du pouvoir attribué à qui que ce soit. Il veut à la fois la justice sociale et une économie inventive et créative, c'est-à-dire libre. Il considère que l'éducation est la pierre de fondation de tout progrès humain. Il défend notre patrimoine naturel comme un bien commun et prend au plein sens du terme l'association des deux mots « développement » « durable ». Il pose comme principe que l'économie financière ne doit pas gouverner le monde et doit être régulée. Et il sait qu'un tel projet de société ne se défend pas si l'Europe n'est pas forte, unie et libre. Ce projet politique est en confrontation, et souvent en opposition avec les idéologies portées aujourd'hui par l'UMP et par le PS. Il ne peut donc accepter de se laisser satelliser par aucun des deux partis actuellement dominants.
Il peut chercher et trouver des compromis, mais il refuse les compromissions. Il est ouvert, mais il est intègre. Et il ne doit accepter aucune concession, ni sur l'ouverture, ni sur l'intégrité.
C'est pourquoi l'article premier de tout acte d'existence du centre, c'est l'indépendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession à qui que ce soit.
La faiblesse actuelle de ce courant politique vient de sa division et, pour certains, de sa soumission. Division et soumission, ce sont les deux causes de sa faiblesse électorale actuelle. Je ne ménagerai pas mes forces pour qu'il se rassemble, et pour qu'il se redresse.
En tout cas, sa mission est de préparer et d'offrir une alternative réaliste, crédible à la politique qui a été suivie depuis trois ans.
C'est parce que je crois à la force et à l'avenir de cette famille politique que j'ai été, je suis, et je serai intransigeant sur le respect de ses principes. Cela demande courage et caractère ? Tant mieux ! C'est ainsi que se forgent et s'éprouvent les vraies aventures humaines.

Je vous prie de croire à mon amitié. 

François BAYROU


lundi 31 mai 2010

l'avenir ... à la rigueur !



Un président de la République dépassé ... par son égo et ses débordements ..." Bling - Bling ", un déficit magistral des finances de l'État (donc aussi des citoyens), des compressions budgétaires et humaines, des licenciements à n'en plus finir, des banques et des criminels qui spéculent de nouveau sans que quiconque ne dise rien, des syndicats dépassés et qui ne sont plus suivis par manque de crédibilité, les cumulards de la politique et les experts incompétents qui s'écoutent parlé et se regardent le nombril nourrissant les pages commerciales des journaux qui eux-mêmes, ne font plus que dans le sensationnel et non l'informatif etc...etc ...
Rien de bien encourageant sur le plan national ...
...pour le reste du monde ... pas mieux, entre les catastrophes écologiques, les guerres et les tyrannies ... reste le refuge du sport pour les autruches !
Alors quel avenir pour les mois qui viennent (plus de project, ni projection à long termes sur un ou deux ans) ?
Non, hélas non, juste de la rigueur , des sueurs et des larmes pour les plus pauvres d'entre nous.
C'est à dire 98% de notre espèce humaine ! (je ne parle pas de l'état du monde vivant et végétal)
Pour les autres ... rendez vous lors de la prochaine révolution mondiale, tant votre aveuglement et votre égoïsme vous rend sourd !


L'Orange des îles.

samedi 1 mai 2010

Comme d'habitude ...

                                                                          

... et c'est reparti... comme en 14 !

Une magistrale marée noire arrive sur les côtes américaines ...
Depuis le Torrey Canyon ou l'Amoco Cadix on ne les compte plus  ...
Qu'avons nous fait depuis 1967 ?
Rien ou presque ... comme d'habitude !

L'économie mondiale est bousculée par la spéculation et l'inconséquence de quelques uns ...
Que font les autorités mondiales  depuis 1929 ou  encore depuis 2008 ?
Rien ou  presque ... comme d'habitude !

Le consumérisme à outrance bat des records, ici comme au fin fond de la Chine ou de la Russie ...
Les matières premières et la matière humaine s'épuisent dans une course sans fin ...
Que faisons nous pour changer nos modes de vie et préparer l'avenir de nos générations futures ?
Rien ou presque ... comme d'habitude !

Le système démocratique se meurt au milieu de l'indifférence ...
Les responsables chargés de le défendre se réduisent comme peau de chagrin à la surface de notre monde ...
Que faisons nous pour empêcher les magouillages et les dénis de justice ?
Rien ou presque ... comme d'habitude !

La presse, l'information disparait sous les coups portés aux médias indépendants et aux journalistes ?
Qui travaille à la diffusion des informations au milieu de ces océans de publicités et de violences ?
Qui se préoccupe des assassinats , des emprisonnements, des manques de moyens informatiques ...
Personne ou presque ... comme d'habitude !

Alors bon 1er Mai !
... et battons nous pour tous ces " presque " rien qui font l'Humanité !

L'Orange des îles.

lundi 19 avril 2010

Des cendres et des hommes ...

                                                                            

Un simple volcan islandais (au doux nom d' Eyjafjöll) a en quelques jours ramené à leur juste place l'égo de nos sociétés modernes, et des " pseudo " maîtres du monde.

Aéroports fermés, angoisses économiques et humaines mêlées, notre monde si avancé technologiquement,si arrogant, souvent, nous montre une fois de plus ses limites.

Au lendemain du 11 Septembre 2001, lors de la première crise du pétrole (1973) et des suivantes, pendant les menaces de grippes aviaires ou porcines, lorsque les banques et quelques milliers de sauvageons en col blanc jouent avec l'économie et l'avenir de six milliards d'êtres humains, à chacune de ces épreuves à laquelle nous sommes confrontés en permanence, ressurgissent les angoisses de nos cerveaux reptiliens.
A l'égale des pestes et des guerres d'autrefois résonnent en nous et parfois par les médias (qui s'en abreuvent), les clochettes des crécelles annonçant la fin du monde !

Certes l'impact reste à l'échelle des continents ou de systèmes économiques. Quand Montserrat crache quelques millions de tonnes de cendres sur la Guadeloupe et les Caraïbes, l'information ne dégénère pas avec autant d'âpreté . Les angoisses et la réalité de nos petites humanités ne dépassent guère les journaux régionaux et nos destins perdus au milieu des océans sembleraient si vains et futiles...
Quand un pays ou une place boursière s'effondre, le chasseur cueilleur de Papouasie semble bien loin, à priori  de ces contingences matérielles ... et pourtant ?

Quelle est, en fait, la différence entre nos situations insulaires et celle des pays européens ? Aucune !

Elles sont identiques, replacées sur leurs échelles de grandeur. La différence n'est plus guère aussi évidente lorsqu'il s'agit d'être confronté à la nature, aux évènements extra-humains.
Il nous faut de telles épreuves pour nous rappeler que nous ne sommes nous même que des cendres...notre espace vital,  un grain de poussière dans l'univers.

Alors pourquoi tolérer les débordements tyranniques ou économiques d'une poignée d'entre nous ?
Pourquoi nos sociétés " modernes " ne peuvent elles mettre un frein aux excès d'une minorité de nos congénères ?
Pourquoi demeurer passif face à des bouleversements que nous pouvons canaliser ?
Notre civilisation humaine est au bord de l'inconnu, ne laissons pas n'importe qui faire n'importe quoi .
Ce ne serait pas une sinécure de dire stop aux incuries du plus petit nombre.C'est maintenant qu'il faut agir au niveau mondial, au travers des instances supérieures, politiques,associatives et religieuses pour faire cesser cet immense gâchis .
Agissons , nous en avons les moyens chaque instant, chaque jour, dans cette vie quotidienne aussi ténue qu'un fil de coton, avant d'être emporté par le flot du temps et des évènements ...


L'Orange des îles.

jeudi 1 avril 2010

STOP ! J'arrête tout !

... ???

... même pas vrai ! 


... Aujourd'hui , moins que jamais !

Le Poisson des îles .

lundi 29 mars 2010

Fidèle aux valeurs démocrates...

                                                                           

Allons droit au but, pour reprendre la phraséologie volontariste, nous avons touché le fond avec les régionales. (Nous ... c'est à dire le Mouvement Démocrate.)

Nous rebondirons de plus belle façon dans les mois et les années à venir...

Certes en Guadeloupe, la situation exceptionnelle appelait à une union républicaine exceptionnelle.Et les résultats l'ont été tout autant.Une élection plébiscitée au premier tour et une équipe originale prête à affronter les difficultés qui restent à venir sur notre archipel. La base reste saine...(le travail reste énorme !)

Mais dans l'hexagone et les DOM, cela reste et demeure plus complexe.
En Martinique le MoDem ne perce pas, malgré une équipe en tout point formidable , autour de  Max Orville et de Jacqueline Jougon (... mais une équipe qui ne baisse pas les bras !).

En métropole, excepté l'Aquitaine autour de Jean Lassalle, et la Normandie qui frôle le deuxième tour, les résultats (même avec une forte abstention) ne sont pas là !
Le départ de Corinne Lepage et les tergiversations d'un bon nombre de cadres MoDem ajoutent au floutage de l'électorat centriste et démocrate.

Marielle de Sarnez , dégage néanmoins quelques espoirs de ces piètres résultats, et quelques blogueurs démocrates analysent finement les résultats qui ne sont pas -aux dires des nombreux larbins sarkozystes - aussi définitifs qu'il n'y paraît.

La révolte de certains barons chiraquiens, les nouvelles idées de certains écologistes (Cohn-Bendit , Lepage entre autres), les tentatives de beaucoup de progressistes éclairés pour une union future mais libre,  l'éparpillement d'un électorat qui ne retrouve aucun repère stable (ou qui déserte les urnes), me font penser, que loin des croyances parisiennes, l'avenir reste au centre !

Ce n'est pas non plus le retour des planches pourries qui commencent à quitter le Titanic, qui me le fait dire, mais le bon sens de notre peuple, qui même, s'il semble capable de suivre dans l'exaltation du moment un petit Bonaparte (dixit Victor Hugo), revient quand l'heure est grave vers une réalité plus terre à terre et porteuse d'avenir si, au sommet des responsabilités , on appelle un chat ... un chat !

Ce monde arrive à l'aube d'une période des plus délicate.Expliquer à notre peuple et à ses citoyens qu'il faudra se remonter les manches et montrer l'exemple... voilà ce qu'attend de la classe politique chacune et chacun d'entre nous !

François Bayrou est ce visionnaire , malgré le déchainement de haines et d'incompréhension qu'il suscite contre lui depuis des années.
Lui seul alerte depuis des lustres contre les dérives qui ruinent notre pays et les dangers que représente une classe politique d'opportunistes et d'affairistes.

François Bayrou résiste seul contre ce clivage gauche - droite qui détruit le tissus de notre société. Ceux qui l'ont abandonné sont plus prompts à répondre aux sirènes du mercantilisme que de l'utilité sociale.

Je reste persuadé, et je ne suis pas le seul, que de tels hommes sont nécessaires pour se dresser contre les barbaries naissantes.
Nous vivons, en direct, la fin d'une civilisation.Ne laissons pas aux générations futures les décombres et le néant !

L'Orange des îles.
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Vigie

Vigie

La citation ...

" Patience et longueur de temps...
... font plus que force, ni que rage "

Jean de La Fontaine.